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 La santé est de plus en plus une préoccupation importante pour les Français, alors que les menaces qui pèsent sur eux se multiplient : pollution (urbaine, domestique), crises alimentaires, stress (dans un contexte de crise économique), etc. Ces risques se généralisant, les Français entrent de plus en plus dans une logique de prévention, en adoptant une meilleure hygiène de vie. Le naturel est une des voies privilégiées comme en témoigne l’utilisation croissante de produits naturels en raison de leurs bienfaits sur la santé (produits bio, fermiers, potager, mur végétaux, cosmétique naturels, etc.). Ce qui explique l’intérêt nouveau et croissant pour les médecines alternatives et complémentaires (homéopathie, acupuncture, ostéopathie, naturopathie, médecine chinoise, etc.). Des médecines qui font écho à ces nouvelles tendances de modes de vie et qui répondent à un besoin croissant de préserver et protéger sa santé physique et son bien-être.

L’OMS estime que 75% des Français ont déjà fait appel à des médecines alternatives.

Selon Lepoint.fr, le succès de ces médecines alternatives et complémentaires (MAC) tient aussi à « la déshumanisation de la médecine moderne », une humanité que les patients retrouveraient dans « les médecines douces qui se disent holistiques - globales - et s’adressent tant au corps qu’à l’esprit », ainsi qu’à « la suspicion grandissante envers les médicaments et leurs effets secondaires ».

Une opinion que partage Christian Portal, professeur d’éducation physique et sportive depuis 1978 et auteur du livre Pour une médecine écologique, qui dénonce une démarche de soin "tournée essentiellement sur l’augmentation des profits" et selon qui, "l’osthéopathie, l’acupuncture, l’homéopathie, la médecine chinoise, qu’il a découverte en 1984, sont infiniment plus efficaces que les médicaments". 

Pour faire face à cette demande de la part des patients, l’offre se développe. Actuellement, quatre MAC (l’acupuncture, l’homéopathie, la mésothérapie et l’ostéopathie) sont reconnues et autorisées par le Conseil national de l’ordre des médecins, et seraient pratiquées par près de 24 000 médecins, soit un sur quatre. Quelques hôpitaux commencent à accueillir ces thérapeutes en médecines non conventionnelles. C’est le cas notamment des établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) qui se penchent sur les médecines complémentaires, à savoir l’ostéopathie, l’acupuncture, l’homéopathie et l’hypnose. L’hôpital de La Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et l’hôpital de Shu Gong de Shangaï travailleraient également à la mise en commun des apports des médecines traditionnelles chinoises (MTC) aux pratiques médicales occidentales. Ce centre de référence familiarisera les malades de la Pitié à ses pratiques médicales et valorisera les consultations d’acupuncture tout en travaillant à la validation de protocoles de recherches.

Malgré cet attrait pour ces médecines non conventionnelles, des freins organisationnels,

économiques, socioculturels et symboliques limitent encore leur développement en France. La Haute Autorité de Santé a publié, en juin dernier, à la demande de la Direction de la sécurité sociale, un rapport afin d’évaluer les raisons limitant la prescription des Thérapeutiques Non Médicamenteuses (TNM) et favorisant au contraire la prescription médicamenteuse. Parmi ces freins, figurent, entre autres, la non-incription des TNM sur l’ordonnance, le coût et la non-prise en charge par l’Assurance Maladie et/ou Complémentaire de certaines TNM, le manque de formation des médecins, etc.

Courtoisie de www.lepost.fr

http://www.lepost.fr/article/2011/08/29/2578185_les-medecines-alternatives-et-complementaires-en-vogue.html

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